J’ai écrit les poèmes que j’ai écrits, et, en lisant ces poèmes, les lecteurs comprendront ce qu’ils comprendront. Affirmation d’un bien pauvre humour, me dira-t-on, sans doute avec raison ! Mais que pourrais-je dire d’autre de mes poèmes sans craindre de me tromper ? Qu’ai-je fait, réellement ? Je ne sais. Je voudrais, j’espère, avoir contribué un peu à bâtir la maison mystérieuse où peuvent venir des femmes et des hommes qui cherchent, consciemment ou non, à être consolés.


Ne croyez pas le silence !
Il ressemble, en apparence,
À ce qu’il est, mais il ment
À lui-même effrontément.

Il faut rêver simplement !
Sinon il vaut mieux se taire.

L’amour, Dieu, ― sont purs mystère !
Aux quatre coins de la terre
Les enfants d’Ève et Adam
Ne comprennent que leurs chants.
                                               W.S.